Trois semenciers français unissent leurs forces avec Sofiprotéol et le soutien de la filière oléoprotéagineuse pour accélérer la culture du pois
Innovation
FASO
16 décembre 2025
Dans un point éco, GreenFlex et les acteurs de la filière analysent le cadre des Paiements pour services environnementaux. Grâce à des entretiens menés auprès de 14 acteurs privés, ils identifient les modèles les plus adaptés aux besoins des financeurs.
Comment concevoir des Paiements pour services environnementaux privés (PSE) adaptés aux attentes des entreprises qui les financent ? Comment définir leurs orientations tout en valorisant les services écosystémiques rendus par les oléoprotéagineux ? Pour répondre à ces questions, Sofiprotéol a piloté une étude menée par GreenFlex. Terres Inovia, Terres Univia et la FOP ont également participé au projet au sein d’un groupe de travail dédié.
Les PSE privés financent les pratiques agricoles qui génèrent des bénéfices pour la biodiversité ou les ressources naturelles. Ainsi, l’étude replace cet enjeu dans la démarche RSE des entreprises, un cadre dans lequel les modèles doivent répondre à des obligations réglementaires. En effet, la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) incite les entreprises à mieux documenter leurs impacts et à structurer leurs engagements.
Pour mieux comprendre les attentes, l’étude interroge 14 entreprises de neuf secteurs : cosmétique, énergie, transport, déchets, luxe… Certaines connaissent encore peu les PSE mais onze d’entre elles se déclarent prêtes à financer ou cofinancer un tel dispositif. Leur priorité porte sur l’état des sols, l’eau, les zones humides, les pollinisateurs, la rémunération des agriculteurs et la décarbonation.
Les attentes varient selon les liens entre l’entreprise et le secteur agricole. Une entreprise engagée dans une filière recherche un PSE directement relié aux pratiques ou cultures concernées. Une autre, associée à un territoire ou à une ressource locale, souhaite un PSE ciblé sur cet espace. Dans chaque cas, l’implication de l’entreprise évolue selon sa stratégie : coordination, animation, financement principal ou cofinancement territorial.
La filière des oléoprotéagineux dispose donc d’une base solide pour répondre à ces attentes. Les atouts agronomiques attirent des entreprises engagées dans la biodiversité. En effet, ces cultures diversifient les rotations et fournissent des ressources aux insectes auxiliaires. Par ailleurs, les légumineuses restituent de l’azote au sol et réduisent l’usage d’engrais azoté. Cet argument est majeur pour un financeur qui cible une stratégie de décarbonation. De plus, le système racinaire de ces plantes améliore la porosité du sol et donc la circulation de l’eau.
Ainsi, le dispositif des PSE renforce la visibilité et la légitimité de la filière des oléoprotéagineux dans la transition agroécologique.
Pour en savoir plus, consultez le Point Eco : Point éco | Soutenir l’agriculture durable grâce aux PSE privés
Étude financée par Sofiprotéol avec les cotisations interprofessionnelles (CVO) de la filière des huiles et protéines végétales.
Contact : Camille Jouan, camille.jouan@sofiproteol.com